Comment le reconnaître
Il n'y a qu'une seule pièce : une bande cousue sur l'encolure, qui se dresse de deux à quatre centimètres et s'arrête là. Rien ne se replie par-dessus, aucune pointe ne retombe sur la poitrine. Vu de face, l'ensemble dessine un petit cylindre régulier autour du cou, dont le bord supérieur reste net et presque horizontal.
Les deux extrémités se rejoignent au milieu du devant sans se croiser : souvent arrondies, fermées par un ou deux petits boutons, parfois laissées bord à bord avec un simple écart. La bande garde la même hauteur sur tout le tour, nuque comprise, et elle est assez basse pour laisser le cou libre.
D'où vient le nom
Le nom est celui que l'usage courant français donne à ce col d'uniforme montant, par référence à un dirigeant chinois dont la tenue l'a rendu familier : il désigne une silhouette de col, pas une coupe précise.
À quoi cette forme convient
La bande dégage entièrement la ligne d'épaules, puisque rien ne retombe sur le buste : la silhouette reste étroite en haut et le regard remonte vers le visage. Elle met en valeur un cou long, qu'elle encadre sans le couvrir ; sur un cou court, une bande basse et une fente ouverte au centre évitent d'écraser la ligne.
Le registre est épuré, à mi-chemin entre la chemise de ville et la veste d'inspiration militaire. Comme il n'y a ni pointe ni revers, le col se passe d'accessoire : une cravate n'y a pas sa place, un foulard non plus.
Avec quoi le porter
Sur une chemise, il se porte boutonné ou ouvert d'un cran, et passe bien sous un pull à encolure ronde, qui laisse apparaître la bande sans la plier. Sur une veste, il remplace le col tailleur et supprime les revers, ce qui demande des épaules bien placées puisque rien ne vient casser la ligne du haut.