Comment le reconnaître
On compte les étages : deux, trois, souvent quatre volants superposés, chacun froncé sur son bord supérieur et libre sur son bord inférieur, ce qui leur donne ce bord ondulé caractéristique. La cascade est centrée sur l'ouverture du devant et descend verticalement, à la différence de tous les cols de cette famille qui font le tour du cou.
Le jabot ne tient pas le cou : il est cousu à plat sur la bande de boutonnage, parfois sous un petit pied ou sous un col claudine qui ferme l'encolure au-dessus de lui. Sa largeur peut rester constante ou se réduire vers le bas, et les volants sont souvent coupés dans un tissu plus léger que le reste du vêtement.
D'où vient le nom
Le mot désigne d'abord le renflement de plumes sur la gorge d'un oiseau ; le col en reprend l'image, celle d'un volume souple posé au creux du cou.
À quoi cette forme convient
La cascade occupe le centre du buste et crée une verticale très marquée, mais une verticale en volume : elle attire le regard au milieu du corps et donne de la rondeur à un buste droit. Sur une poitrine marquée, un jabot étroit, à volants plats et peu nombreux, garde la ligne plus nette.
Comme le volume est centré et haut, il équilibre une silhouette dont les hanches sont plus larges que les épaules. Le registre est habillé et ornemental : chemisier de cérémonie, blouse portée sous une veste très sobre, où la cascade devient le seul ornement de la tenue.
Avec quoi le porter
Il se porte sans collier ni sautoir, qui se perdraient dans les volants, et sous une veste assez ouverte pour que la cascade ne soit pas écrasée : un col tailleur à revers larges fonctionne bien, un gilet boutonné haut beaucoup moins. Le bas reste très simple, pantalon droit ou jupe crayon, pour que le volume reste unique dans la tenue.