Comment le reconnaître
Le repère décisif est la ligne des côtés : elle n'est pas parallèle mais converge doucement vers le bas, si bien que l'ourlet est plus étroit que le tour de hanches. La jupe épouse la hanche sans un pli, grâce à deux ou quatre pinces cousues sous la ceinture, qui absorbent la différence entre le tour de taille et le tour de hanches.
Second repère : la fente. Comme la largeur de l'ourlet ne permet pas d'allonger le pas, presque toutes les jupes crayon ont une fente ou un pli creux dans la couture arrière, parfois une fermeture à glissière qui descend bas. La doublure, quand il y en a une, s'arrête quelques doigts au-dessus de l'ourlet et porte sa propre fente, alignée sur celle du tissu.
D'où vient le nom
Le nom décrit la forme : la jupe reprend la ligne légèrement fuselée d'un crayon, plus large en haut et un peu plus étroite en bas.
À quoi cette forme convient
La ligne étroite et continue crée une verticale nette du bassin au genou, et le resserrement de l'ourlet souligne le contraste avec la hanche. C'est la jupe la plus codifiée du vestiaire de bureau et des tenues habillées : associée à une veste de tailleur, elle se lit comme un ensemble même quand le tissu diffère.
Son point de vigilance est purement mécanique. Assis, le tissu remonte et la fente s'ouvre ; debout, c'est la largeur de l'ourlet qui limite l'amplitude du pas. Un modèle qui garde un peu d'aisance aux hanches et dont la fente atteint la hauteur d'une main reste praticable dans les deux positions.
Avec quoi le porter
Elle se porte avec un haut rentré ou court : un haut long posé par-dessus masque la ceinture et raccourcit la ligne que la coupe cherche justement à tendre. Côté chaussures, tout ce qui dégage le dessus du pied prolonge la jambe — escarpin ou slingback — alors qu'une bottine à tige haute coupe la jambe juste sous l'ourlet.