Comment le reconnaître
Le premier repère est l'ourlet : il n'est pas lisse mais découpé en petits angles, un par pli, ce qui donne une ligne en dents très régulière. De face, le tissu montre une alternance serrée de lignes claires et d'ombres verticales, parallèles de la ceinture au bas du vêtement.
Trois familles de plis se rencontrent couramment. Le pli plat est couché toujours dans le même sens, et donne une jupe d'aspect régulier et sage. Le pli creux est formé de deux plis qui se rejoignent face à face en cachant une profondeur de tissu ; on le trouve souvent seul, au milieu devant ou dans la couture arrière, où il sert d'aisance de marche. Le plissé soleil est pressé en rayons, très étroit en haut de la jupe et de plus en plus large vers l'ourlet : c'est le seul des trois qui évase vraiment la silhouette.
À quoi cette forme convient
Les plis ajoutent du volume sans ajouter d'épaisseur visible, puisque le tissu est replié sur lui-même : la jupe reste fine à la ceinture et gagne de l'ampleur vers le bas. Les verticales rapprochées créent une ligne montante, et le mouvement de l'ourlet met l'accent sur la marche plutôt que sur la silhouette immobile.
Le registre dépend entièrement du pli et de la longueur : pli plat et version courte, c'est l'uniforme scolaire ; plissé soleil en midi, une pièce de jour habillée ; pli creux en tissu lourd, le vestiaire de bureau. La contrainte réelle est la tenue du pli dans le temps, question d'entretien plus que de coupe.
Avec quoi le porter
Un haut rentré ou court laisse voir la naissance des plis sous la ceinture, où se joue tout l'effet ; un haut long les écrase et la jupe se lit alors comme un simple volume. Les plis supportent très bien les chaussures plates — mocassin, derby — parce que le mouvement du bas suffit à animer la tenue.