Comment le reconnaître
Le repère est une frontière horizontale : la jupe reste étroite et lisse de la ceinture jusqu'au-dessus du genou, puis s'ouvre d'un coup. Au-dessus de cette ligne, les coutures verticales sont plates et la jupe suit le corps ; en dessous, chacune s'ouvre en un cône de tissu qui fait onduler l'ourlet.
Un godet est précisément cette pièce : un triangle cousu pointe en haut dans une couture ou dans une fente, qui ne change rien à la largeur du haut et ajoute toute son ampleur en bas. On les compte facilement en regardant l'ourlet de face — quatre, six, huit ou douze creux réguliers, autant que de godets, et chaque creux se referme quand on s'arrête de marcher.
D'où vient le nom
Le nom décrit la pièce de tissu : un godet est un coin ajouté dans une couture, qui s'évase vers le bas en forme de petit entonnoir.
À quoi cette forme convient
La forme combine deux informations contraires : une ligne nette sur le bassin et du mouvement sous le genou. L'œil suit d'abord la verticale du haut puis l'ondulation du bas, ce qui tend la silhouette tout en donnant de l'animation à la marche, sans ajouter de volume là où la jupe est ajustée.
Son registre est habillé : tenue de cérémonie, piste de danse, bureau dans une version sobre et sombre. Côté pratique, l'ampleur du bas remplace la fente — là où une jupe crayon limite le pas, les godets le libèrent sans rien découvrir, puisque le tissu se referme de lui-même dès l'arrêt.
Avec quoi le porter
Un haut ajusté et rentré respecte la logique de la coupe, qui est étroite en haut et ample en bas. Une chaussure à talon fin ou une sandale à bride accompagne l'ourlet mobile ; une chaussure très massive alourdit un bas déjà occupé par le mouvement du tissu.