Comment le reconnaître
Le chino se reconnaît d'abord à sa taille : une ceinture rapportée assez fine, posée à plat, sans pince ni fronce, fermée par un bouton et une braguette courte, avec des passants réguliers. La jambe part droite de la hanche, descend sans s'évaser et se resserre très légèrement vers le bas, où l'ourlet se pose sur le dessus de la chaussure.
Les poches avant sont obliques ou verticales, glissées dans la couture de côté, et les poches arrière sont passepoilées ou fermées par un petit rabat, posées haut. La toile a du corps : elle marque un faux pli à l'aine plutôt que de draper. Aucune surpiqûre contrastée, aucun rivet, aucune cinquième poche : c'est ce qui le sépare au premier regard d'un pantalon en denim.
À quoi cette forme convient
Sa jambe droite et sa taille plate posent une verticale continue de la hanche à l'ourlet : la ligne de jambe paraît plus longue, sans volume marqué à la hanche. L'équilibre tient à une seule proportion, celle de la largeur du bas par rapport à la cuisse ; dès que le bas devient plus étroit que le genou, la cuisse ressort.
Côté registre, il occupe la place intermédiaire entre le jean et le pantalon de tailleur : admis dans un bureau sans code strict, en vacances, au restaurant, rarement dans une tenue de cérémonie. Les coloris clairs accentuent la lecture estivale, les tons sombres le rapprochent du pantalon de ville.
Avec quoi le porter
Avec une chemise rentrée et un mocassin ou un derby, il compose une tenue de bureau souple ; avec un tee-shirt et une basket basse, une tenue de jour. L'ourlet se joue à la longueur : posé sur la chaussure pour un registre habillé, remonté d'un ou deux retours sur la cheville pour un registre décontracté. Une ceinture accordée à la chaussure structure l'ensemble, les passants étant faits pour cela.