Comment le reconnaître
L'ampleur du palazzo naît haut : pas de cuisse ajustée suivie d'un évasement, mais une jambe déjà large sous la ceinture, qui s'ouvre encore jusqu'à l'ourlet. Vu de face, les deux jambes se touchent presque et la ligne d'entrejambe disparaît : la silhouette se lit comme un seul bloc vertical.
La taille est haute et nette, plate, reprise par des pinces ou légèrement froncée, pour contenir le volume sans l'épaissir à la hanche. L'ourlet est long, au ras du sol, et le bas de jambe peut mesurer plusieurs fois la largeur du genou. Le tissu est choisi souple afin que le volume suive le pas au lieu de tenir tout seul.
D'où vient le nom
Le nom est un mot italien qui désigne un palais ; il qualifie ici une jambe très large et fluide, pas une technique de coupe.
À quoi cette forme convient
La colonne haute et large efface la séparation des jambes et crée une ligne continue de la taille au sol : la silhouette se lit allongée tant que l'ourlet reste long et que la taille est marquée. Si l'ourlet remonte au-dessus de la cheville, le volume s'arrête en plein mollet et la jambe paraît plus courte : la longueur est le réglage décisif, davantage que la largeur.
Il demande un haut près du corps ou rentré, sinon les deux volumes s'additionnent et la taille se perd. Son registre va du vêtement de vacances très fluide à la tenue de soirée, selon la tenue de l'étoffe : plus elle est lourde, plus la colonne reste nette.
Avec quoi le porter
Un talon, même bas, aide : il relève l'ourlet de quelques millimètres et évite que le tissu balaie le sol. Avec un haut court ou rentré, un talon bloc et une ceinture visible, il tient une tenue habillée ; avec un débardeur et une espadrille à semelle épaisse, une tenue d'été. La longueur se règle debout, chaussures aux pieds, l'ourlet frôlant le sol sans s'y poser.