Comment le reconnaître
La vue de dessous est le critère décisif : l’empreinte au sol est un quadrilatère à quatre côtés droits et quatre angles marqués, sans arrondi. De profil, les deux arêtes descendent parallèles ou à peine rentrantes, et la jonction avec la semelle forme une ligne franche plutôt qu’un raccord fondu.
Il est en général plus étroit qu’un talon bloc, et sa hauteur se situe le plus souvent entre le petit talon et le talon moyen. Sur un sol dur, les angles attaquent la surface : l’appui est franc, le pas sonne clair mais court, et l’usure commence par l’arête arrière extérieure, que l’embout d’usure protège. Sur un sol souple, les quatre angles répartissent la charge mieux qu’un fût tourné.
D'où vient le nom
Le nom décrit la forme : le talon est carré, c’est-à-dire à faces planes et angles droits, par opposition aux fûts tournés et aux talons à base arrondie.
À quoi cette forme convient
L’empreinte reste large sur l’arrière du pied, donc l’appui est franc et la station debout prolongée praticable. La ligne droite et anguleuse donne au pied un dessin graphique qui se lit de loin et appuie une allure nette, sans la pente marquée d’un talon très haut.
C’est une forme de jour, à laquelle on reconnaît tout de suite un parti pris : bottines à tige courte, mules à bride, sandales à larges lanières. Elle s’accorde aux coupes géométriques et aux bas de pantalon coupés droit, qui reprennent la même logique d’angles et de lignes franches.
Avec quoi le porter
Le talon carré supporte les ourlets épais et les bas de jambe droits : jean droit, pantalon à revers, jupe midi à pli plat. Avec un bas très fluide, le contraste entre l’arête du talon et le mouvement du tissu est volontaire ; on vérifie seulement que l’ourlet ne vient pas se poser sur l’arête arrière, où il s’userait vite.