Comment le reconnaître
La bottine se définit par la hauteur de sa tige : elle monte au-dessus de la cheville mais s'arrête bien avant le mollet, là où une chaussure basse s'arrête sous la cheville et une botte grimpe sur la jambe. La tige entoure donc complètement la cheville, qu'elle ferme par un laçage, une fermeture à glissière latérale, des soufflets élastiques ou une simple découpe.
Sous cette tige courte, on retrouve tout le vocabulaire de la chaussure : claque, quartiers, contrefort, semelle fine cousue ou épaisse à gomme. Le bout se décline comme sur une chaussure basse, et la hauteur de talon va du plat au bloc haut. C'est la tige à la cheville, ni plus basse ni plus haute, qui définit la bottine.
À quoi cette forme convient
La tige à la cheville cerne la jambe d'une ligne horizontale juste au-dessus de l'os : elle raccourcit un peu la jambe quand elle contraste avec le bas, et la prolonge au contraire quand sa couleur rejoint celle du pantalon ou du collant. Elle couvre et maintient la cheville mieux qu'une chaussure basse, sans la contrainte d'une tige haute.
C'est la chaussure montante la plus polyvalente, portée toute l'année selon la matière : cuir fin et talon pour une tenue habillée, gomme épaisse et tige lacée pour le jour et le mauvais temps. Son registre dépend presque entièrement de ses finitions, de la bottine de ville soignée à la boots robuste de marche.
Avec quoi le porter
Elle se porte avec un jean slim ou un jean droit glissé dessus ou rentré dans la tige, avec une jupe midi qui laisse voir la cheville, ou un pantalon cigarette. Un ourlet qui s'arrête juste au bord de la tige évite de couper la jambe en deux segments trop marqués.