Comment le reconnaître
La ballerine est la forme la plus dépouillée des chaussures fermées : une semelle fine et souple, une tige basse d'une seule pièce, aucune attache. Le décolleté avant descend bas sur les orteils et le bord supérieur suit le contour du pied sans jamais monter sur la cheville.
Deux détails la signent : l'absence de talon construit, la semelle de marche restant mince d'un bout à l'autre, et un bord souvent souligné d'un biais ou d'un élastique discret qui aide la tige à rester collée au pied. Le bout est rond ou en amande, parfois posé d'un petit nœud plat, et l'arrière garde un contrefort souple.
D'où vient le nom
Le nom vient du chausson de danse classique, dont elle reprend la semelle plate et la tige très échancrée ; la version de ville y ajoute une semelle de marche et un contrefort.
À quoi cette forme convient
Plate et ouverte sur le dessus du pied, elle raccourcit visuellement la jambe par rapport à un escarpin, d'autant plus si le bord coupe haut sur le pied ; un décolleté profond, échancré en V au milieu, limite cet effet et dégage le dessus du pied.
Elle appartient à un registre quotidien, du bureau à la tenue de week-end. Sa semelle mince transmet le relief du sol, ce qui la rend peu adaptée aux longues marches sur pavés ; en revanche, l'absence de laçage la rend plus rapide à enfiler que n'importe quelle autre chaussure fermée.
Avec quoi le porter
Elle se porte nue sur le pied ou avec une socquette invisible, avec un jean slim, un pantalon 7/8 qui laisse voir la cheville, ou une jupe midi. Avec un pantalon long et large, l'ourlet doit s'arrêter juste au-dessus de la semelle pour ne pas recouvrir la chaussure.