Comment le reconnaître
De profil, la ligne de la semelle est sensiblement parallèle au sol : pas de pente, pas de fût distinct, au plus un ressaut de quelques épaisseurs à l’arrière. Vu de dessous, la surface d’appui est la plus grande possible, celle de la semelle entière, seulement interrompue par le léger creux naturel de la voûte.
La cambrure est nulle ou presque : l’écart de hauteur entre l’avant et l’arrière du pied disparaît et la charge se répartit sur toute la plante. Une chaussure plate n’est pourtant pas forcément dépourvue de talon : beaucoup de modèles ajoutent un talon de quelques épaisseurs, assez pour relever un peu l’arrière et protéger la couture, sans créer de pente perceptible.
D'où vient le nom
Le nom décrit la forme : le talon est plat, c’est-à-dire ramené au niveau de la semelle, sans surélévation de l’arrière du pied.
À quoi cette forme convient
La grande surface de contact et l’absence de pente rendent la marche prolongée et la station debout les plus simples de la famille ; sur un pavé, une grille ou un terrain souple, rien ne peut se loger sous le talon. En revanche, la semelle transmet directement les irrégularités du sol et le pas sonne peu, voire pas du tout.
Visuellement, le pied reste au sol : la jambe n’est pas allongée et la ligne s’arrête nettement à la cheville. Pour garder une silhouette déliée, on travaille la longueur du bas et la découpe de la chaussure, un décolleté de ballerine qui dégage le dessus du pied allongeant davantage qu’une tige montante.
Avec quoi le porter
Il accepte presque tout, à condition de régler l’ourlet : un pantalon coupé pour un talon traîne au sol dès qu’on passe au plat. Avec un jean droit court ou une jupe midi, la cheville reste visible et la ligne se tient. Les tiges hautes raccourcissent visuellement la jambe plus qu’un modèle très découpé.