Comment le reconnaître
Le repère est unique et sans équivoque : une lanière part d'un point situé entre les deux premiers orteils, se dédouble en V et vient s'ancrer de chaque côté de la semelle, vers le milieu du pied. Rien ne tient l'arrière ni le dessus : la tong ne reste au pied que par la prise de cette bride entre les orteils.
La semelle est plate et souple, en gomme, en mousse ou en fine corde, parfois légèrement profilée pour la plante. Il n'y a ni contrefort, ni bride de cheville, ni réglage : le pied glisse et se retient à chaque pas par les orteils, ce qui donne à la marche une foulée courte et un claquement de la semelle contre le talon, à l'origine du nom familier de claquette.
À quoi cette forme convient
C'est la chaussure la plus dégagée qui soit : elle laisse tout le pied visible et ne l'allonge ni ne le hausse, la ligne s'arrêtant nettement à la cheville. Sa platitude totale et sa prise entre les orteils la rendent très facile à enfiler mais peu adaptée à la marche prolongée, où la bride finit par frotter.
Son registre est strictement estival et informel : plage, piscine, abords de la maison, ville par forte chaleur. Elle n'offre aucun maintien latéral et aucune protection, et sa semelle mince transmet tout le relief du sol ; c'est une chaussure de temps chaud et de sol plat, jamais une chaussure de tenue.
Avec quoi le porter
Elle accompagne les tenues d'été les plus simples : short, jean droit court, robe de plage. Comme elle ne hausse pas le pied, un bas de jambe long traîne au sol ; on la réserve donc aux ourlets courts et aux jambes dégagées, où sa discrétion au pied est un atout.