Comment le reconnaître
La sandale se définit par ce qu'elle ne couvre pas : la tige est remplacée par des lanières, des brides ou des fines bandes qui retiennent le pied sur une semelle, sans claque fermée ni contrefort enveloppant. Entre ces lanières, la peau du pied reste visible, ce qui la distingue de toute chaussure fermée.
On lit une sandale à trois endroits : l'avant, où une ou plusieurs brides barrent le dessus du pied ou s'ouvrent sur les orteils ; l'arrière, laissé libre ou fermé par une fine bride de cheville qui boucle ; la semelle enfin, plate, à petit talon ou montée sur un bloc. La hauteur et la forme du talon se décrivent à part et peuvent aller du talon plat au fût fin le plus haut.
À quoi cette forme convient
Parce qu'elle dégage le pied, la sandale allonge la ligne de la jambe surtout quand les brides sont fines et peu nombreuses ; des lanières larges et une bride de cheville haute coupent davantage le pied et attirent le regard sur la cheville. La semelle, plate ou montée, décide seule du reste de la silhouette.
Son registre couvre tout l'éventail de l'été, de la sandale plate de marche à la sandale à fines brides de soirée, selon la semelle et la matière. L'ouverture qui fait tout son intérêt est aussi sa limite : elle n'offre aucune protection contre le froid ni contre l'eau, et réclame un pied soigné puisqu'il est visible.
Avec quoi le porter
Elle se porte pied nu, avec une jupe midi, une robe, un pantalon palazzo dont l'ourlet effleure le sol ou un jean droit court. Des brides fines s'accordent aux tenues légères ; des lanières larges et plates tiennent le registre de la marche et du jour.