Comment le reconnaître
Les deux premières mesures sont celles d'un jean ajusté, taille souvent haute et cuisse près du corps ; la troisième change tout : l'ouverture du bas est la plus large de la famille, parfois deux fois la largeur du genou. Posé à plat, le pantalon forme un V inversé très net sur la moitié basse de la jambe.
Le point de départ de l'évasement est le repère décisif. Sur un flare, il se situe au genou ou légèrement au-dessus, de sorte que l'élargissement a le temps de s'installer sur une grande longueur. On le vérifie en pliant la jambe : si le tissu commence déjà à s'ouvrir à mi-cuisse, c'est un flare. La longueur est en général généreuse, l'ourlet descendant presque au sol pour que l'évasement tombe droit.
D'où vient le nom
« Flare » est le mot anglais qui désigne un évasement : le nom décrit directement la forme du bas de jambe, sans renvoyer à un modèle particulier.
À quoi cette forme convient
L'ampleur gagnée en bas répond à la largeur des hanches et crée une silhouette en sablier : étroit au genou, ouvert au pied. Comme l'ourlet descend très bas, la coupe allonge visuellement la jambe, effet renforcé par une chaussure à semelle épaisse portée sous l'ourlet. En contrepartie, un flare très ouvert raccourcit la jambe s'il est trop court : la longueur fait partie de la coupe.
Côté registre, c'est une coupe affirmée, plus visuelle qu'un bootcut, qui se marie bien à un haut court ou ajusté pour laisser lire le trapèze. Le tombé dépend beaucoup de la tenue de l'étoffe, un denim trop souple faisant onduler l'évasement.
Avec quoi le porter
Une semelle plateforme ou un talon bloc glissés sous l'ourlet soutiennent l'évasement et évitent qu'il ne s'écrase sur le pied. Le haut gagne à rester compact, chemisier rentré, pull court, veste cintrée. En été, une sandale à talon carré remplit le même rôle qu'une chaussure fermée en hiver.