Comment le reconnaître
Sur les trois axes, le girlfriend occupe une position intermédiaire : ceinture à hauteur moyenne ou légèrement haute, ampleur à la cuisse présente mais contenue, ouverture du bas plus étroite que celle du boyfriend et plus large que celle d'un slim. On garde donc l'allure décontractée sans le volume de la coupe masculine.
Le repère le plus fiable se prend au genou : chez le boyfriend, la jambe ne diminue presque pas et le tissu pend ; chez le girlfriend, la largeur baisse visiblement sous le genou, et l'on devine la ligne de jambe sans qu'elle soit moulée. La fourche reste à hauteur normale, sans les plis horizontaux de la coupe masculine, et la longueur s'arrête au-dessus de la cheville, avec ou sans revers.
D'où vient le nom
« Girlfriend » est une étiquette de coupe anglaise, employée dans le commerce pour désigner une version resserrée du boyfriend : comme lui, le mot nomme une coupe, pas une indication sur qui porte le vêtement.
À quoi cette forme convient
C'est la coupe de compromis de la famille : assez d'aisance pour ne rien marquer, assez de ligne pour rester net sous une veste. Elle équilibre une hanche large sans ajouter de volume comme le ferait un boyfriend, et elle supporte mieux qu'un jean large les hauts amples, parce que le bas de jambe reste mesuré.
Côté registre, elle glisse facilement du week-end au bureau à condition de soigner la chaussure et le haut : avec un chemisier rentré, elle tient une allure habillée ; avec un sweat, elle redevient pleinement décontractée. Un denim un peu rigide conserve la légère diminution de la jambe, point qui relève de la matière.
Avec quoi le porter
Le bas court appelle une chaussure qui dégage le pied : ballerines, mocassins à semelle fine, baskets basses. Un revers d'un seul tour, posé juste au-dessus de la cheville, suffit à marquer l'intention de la coupe. Avec une bottine, choisir une tige basse pour que l'ourlet retombe dessus sans former de pli.