Comment le reconnaître
Le seul repère réellement fiable est l'entrejambe : en écartant le bas du vêtement, on trouve deux ouvertures de jambe et une couture qui monte entre elles. De face et au repos, rien ne le laisse voir, parce que la largeur de chaque jambe dépasse de loin celle de la cuisse et que les deux bords se touchent.
La construction est celle d'un pantalon — coutures de côté, couture d'entrejambe, fond — et la coupe est celle d'une jupe : ceinture souvent haute, ampleur donnée par des plis ou des pinces, ourlet au genou ou au-dessus. L'intérieur montre parfois une pièce de tissu supplémentaire au croisement des coutures, posée là pour que l'entrejambe ne se devine pas quand on s'assoit.
À quoi cette forme convient
Sa popularité tient exactement à cette double nature : l'aspect d'une jupe, la liberté de mouvement d'un short. On s'assoit, on monte un escalier, on fait du vélo sans surveiller l'ourlet, ce qu'aucune jupe étroite ne permet, et sans renoncer à la silhouette d'un bas évasé.
Côté lecture, le volume se place sur la cuisse et l'ourlet est large : la forme équilibre une silhouette dont les épaules sont marquées et donne du mouvement à la marche. Le registre suit le tissu et la longueur — au-dessus du genou en tissu sec, c'est une pièce de fin de semaine ; au genou, en tissu lourd et à plis, une pièce de bureau.
Avec quoi le porter
Un haut rentré met la ceinture en évidence et laisse voir la naissance des plis, qui est le point d'intérêt de la coupe. Comme l'ourlet est large et s'arrête haut, une chaussure qui ne coupe pas la jambe garde la ligne lisible : escarpin, mocassin ou basket basse plutôt qu'une tige qui monte sur le mollet.