Comment le reconnaître
Le 7/8 est une affaire de longueur, pas de largeur. Son bord inférieur tombe au-dessus de l'os de la cheville, de quoi laisser voir l'articulation et le début du pied sans monter jusqu'au mollet. Le repère le plus fiable est justement là : la cheville est entièrement dégagée et la chaussure se voit en entier, ce qui n'est pas le cas d'un pantalon long.
La coupe, elle, reste libre : un 7/8 peut être étroit comme un cigarette, droit, ou large comme un palazzo raccourci. Le bas est généralement net, ourlé simplement ou terminé par un petit revers, parce que l'effet vient du dégagement de la cheville et non d'une finition particulière. Une jambe qui frôle seulement l'os de la cheville n'est pas un 7/8 mais un pantalon long un peu court.
D'où vient le nom
Le nom est une fraction, comme pour la manche trois-quarts : la jambe couvre environ les sept huitièmes de la longueur habituelle et s'arrête juste au-dessus de la cheville.
À quoi cette forme convient
Parce qu'il s'arrête à l'endroit le plus fin de la jambe, le 7/8 crée une rupture nette qui amène le regard sur la cheville et allège le bas de la silhouette ; il dégage la chaussure, ce qui prolonge visuellement la jambe. Avec une chaussure sombre très couvrante, la zone découverte disparaît et l'effet se perd : un bout dégagé ou un petit talon rétablit la continuité.
C'est une longueur pratique et facile à porter, présente aussi bien sur des coupes de ville que de détente. Son registre dépend entièrement de la coupe à laquelle elle s'applique : nette sur un cigarette, décontractée sur un chino, habillée sur un pantalon de tailleur raccourci.
Avec quoi le porter
Il s'accorde aux chaussures qui dégagent le pied : ballerine, mocassin, derby ou bottine à tige courte dont le haut commence là où l'ourlet s'arrête. Une tige qui laisse une bande de peau entre l'ourlet et la chaussure coupe la jambe en deux et raccourcit la silhouette. Avec un talon, laisser l'ourlet tomber d'un cran plus bas garde la ligne continue.