Comment le reconnaître
Le signe absolu est la semelle : une tresse de corde enroulée en spirale ou cousue en couches, dont le flanc montre nettement les torons végétaux. Cette semelle est plate ou légèrement surélevée, et une fine gomme peut la coiffer dessous pour l'usage en ville ; le flanc tressé, lui, reste visible et caractéristique.
La tige est de toile souple cousue au ras de la semelle, basse et très échancrée sur le dessus du pied. Les variantes vont de la forme plate fermée à la version montée sur une corde épaisse, en passant par le modèle à brides qui laisse le talon ou les orteils libres. Il n'y a ni laçage sportif, ni contrefort rigide : la chaussure reste souple et légère de bout en bout.
D'où vient le nom
Le nom et la chaussure viennent du pourtour méditerranéen, où la semelle était tressée dans une fibre végétale locale ; la tige de toile cousue à cette semelle de corde en est restée la définition.
À quoi cette forme convient
Plate et dégagée sur le dessus du pied, elle allonge la ligne de la jambe sans la hausser, et la version montée sur corde ajoute de la hauteur avec un appui large et franc plutôt qu'une pente. La corde apparente élargit un peu la base du pied et donne une silhouette estivale, décontractée, posée au sol.
Son registre est franchement estival et diurne : vacances, bord de mer, ville par temps chaud. La corde craint l'eau et s'use plus vite qu'une semelle de cuir ou de gomme, ce qui la réserve aux beaux jours et aux sols secs. Sa légèreté et sa souplesse en font l'une des chaussures les plus faciles à porter pied nu.
Avec quoi le porter
Elle se porte pied nu, avec un chino retroussé, un jean droit court, une jupe midi ou une robe d'été. La version plate convient aux bas de jambe larges ; la version montée sur corde demande, comme toute semelle épaisse, un ourlet qui s'arrête net au-dessus de la semelle.