Comment le reconnaître
Le repère est la bride médiane : une lanière remonte du milieu du décolleté avant vers la cheville, où elle rencontre la bride qui fait le tour du talon. L'ensemble forme un T très lisible, ou un Y quand la bride se divise en haut, posé au centre du cou-de-pied. C'est ce montage en hauteur qui distingue la salomé de toute chaussure à bride simplement transversale.
Sous cette bride, la chaussure est fermée aux orteils par une claque et à l'arrière par un contrefort ; la hauteur de talon est libre, du plat au fût fin. Le décolleté avant est le plus souvent échancré comme celui d'un escarpin, et la bride de cheville se ferme par une petite boucle sur le côté.
À quoi cette forme convient
La bride en T dessine une ligne verticale au milieu du pied qui le prolonge visuellement, surtout quand elle est fine : c'est l'une des rares brides à allonger plutôt qu'à couper le pied. La bride de cheville attire en revanche le regard sur la cheville, qu'un modèle à bride fine et basse laisse déliée.
Son registre est habillé par tradition, et le reste surtout en talon fin et matière soignée. Le maintien est excellent, puisque le pied est tenu à la fois par le T central et par la bride de cheville ; c'est une forme sûre à la marche malgré un talon, et elle garde une allure structurée que peu de chaussures ouvertes atteignent.
Avec quoi le porter
Elle se porte avec une jupe crayon, une robe ou un pantalon tailleur dont l'ourlet laisse voir le cou-de-pied. Comme le dessin du T est le cœur de la forme, on choisit un bas de jambe qui s'arrête à la cheville pour le montrer ; un pantalon long le masque entièrement.