Comment le reconnaître
Le marlène se reconnaît à l'association de trois traits : une taille haute et nette, une ou deux pinces de chaque côté de la braguette qui ouvrent le volume sur la cuisse, et une jambe large qui garde une largeur à peu près constante jusqu'au bas. Vu de face, c'est une colonne généreuse mais droite, qui ne s'évase pas vers l'ourlet.
Le bas est long, souvent posé sur la chaussure, et l'étoffe — un lainage ou un crêpe à tenue — tombe en plis verticaux réguliers plutôt que de draper mou. Un pli de repassage prolonge fréquemment la verticale depuis la ceinture. La différence avec un simple pantalon à pinces tient à l'ampleur et à la hauteur de taille, nettement plus marquées ici.
À quoi cette forme convient
La taille haute place la césure au point le plus étroit du buste et fait démarrer la jambe très haut, ce qui allonge toute la silhouette ; l'ampleur régulière de la jambe équilibre une épaule large et masque le dessin de la cuisse. L'ensemble se lit comme une longue verticale, à condition que l'ourlet descende bas et que la taille reste visible.
Son registre est celui du pantalon de ville affirmé, à mi-chemin entre le costume et la pièce de détente : il se formalise très bien avec un haut rentré et une chaussure structurée, et reste élégant en version plus souple. Il demande une étoffe qui tienne le volume, faute de quoi la colonne s'affaisse et la coupe perd sa ligne.
Avec quoi le porter
Le haut se porte rentré ou court, pour que la taille haute et les pinces restent lisibles : un pull long qui couvre la ceinture annule l'effet de la coupe. Un escarpin, un mocassin à semelle fine ou une bottine à petit talon soutiennent la verticale et rattrapent la longueur ; une chaussure très plate fait traîner l'ourlet. Une ceinture discrète marque le point de taille sans casser la ligne.