Comment le reconnaître
Elle se reconnaît à ses finitions tricotées : un bord côte au poignet, un autre à l'ourlet, un troisième à l'encolure, qui serrent légèrement et donnent sa tenue au vêtement. L'épaisseur de la maille se voit sur le contour, plus épais et plus souple que celui d'une robe en tissu.
Aucune couture de taille, aucun bouton, aucune glissière : la robe s'enfile par la tête et l'élasticité fait le reste. Le contour est droit ou à peine évasé, les manches sont longues et montées comme celles d'un pull, parfois en raglan avec une couture diagonale de l'encolure à l'aisselle.
D'où vient le nom
Le nom décrit la filiation : c'est un pull prolongé jusqu'à la jambe, qui garde son encolure, ses manches et ses bords côtes.
À quoi cette forme convient
La maille suit le corps sans le contraindre : la robe pull ne marque pas la taille mais la laisse apparaître, et elle s'adapte aux variations de mesure. Son volume se règle par l'épaisseur du tricot plutôt que par la coupe, un point à juger en main avant la longueur.
Son registre est celui du vêtement de jour et de la saison froide : une encolure en col roulé la rend plus couvrante, une encolure en V plus habillée. Une maille lourde s'allonge en cours de journée, donc la longueur se vérifie après quelques heures de port.
Avec quoi le porter
Avec un collant opaque et des bottes montantes en hiver, avec des baskets en mi-saison. Une ceinture large posée à la taille lui donne une ligne qu'elle n'a pas, à condition que la maille accepte le pli sans gonfler au-dessus.
Un fond de robe lisse évite que la maille accroche le collant et facilite la marche. Par-dessus un pantalon étroit, elle fonctionne comme une tunique longue, et un gilet encore plus long la met en couche intermédiaire.