Comment le reconnaître
Le repère est la hauteur du bord par rapport à la pointe de l'épaule : il passe en dessous, sur le haut du bras, et non au-dessus comme une bateau. La ligne est symétrique, et souvent légèrement incurvée vers le bas au milieu, parce que le tissu se détend entre les deux points d'appui que sont les bras.
La tenue est assurée par le bord lui-même : élastique posé en coulisse, bande froncée, volant rapporté, ou tricot en côtes serrées. Beaucoup de modèles portent des manches qui partent directement de ce bord, courtes ou longues, ce qui ne change rien à la découpe : ce sont les épaules dégagées qui définissent la forme, pas l'absence de manche.
D'où vient le nom
Le nom est celui d'une actrice française, à qui l'usage courant associe cette ligne d'épaules dégagées ; il désigne donc un style plutôt qu'une technique de coupe.
À quoi cette forme convient
Le bord horizontal placé bas élargit le haut de la silhouette et dégage entièrement le cou et les clavicules : la verticale du cou paraît plus longue et la ligne d'épaules plus large. Sur une ligne d'épaules déjà large, les deux effets s'additionnent ; un V ou une découpe asymétrique donnent une direction moins horizontale.
Registre d'été et de soirée : robe de vacances, haut en maille légère, corsage habillé. La forme limite les mouvements, puisque lever les bras fait remonter tout le vêtement ; les modèles élastiqués sur tout le tour reviennent en place d'eux-mêmes, les autres demandent un réajustement.
Avec quoi le porter
La zone des clavicules étant entièrement libre, un ras-de-cou ou un collier court y trouve naturellement sa place, alors qu'un sautoir long retombe dans le vide. Un sous-vêtement sans bretelle est nécessaire, puisque rien ne recouvre le haut des épaules.
En superposition, une veste portée ouverte conserve la ligne du bord, alors qu'un gilet fermé l'annule complètement. Avec un bas taille haute, le décalage entre le bord bas et la taille haute garde la silhouette lisible.