Comment le reconnaître
Trois lignes droites et deux angles : c'est la définition visuelle. Les deux bords montent à la verticale depuis le fond jusqu'à la couture d'épaule, et le fond reste parallèle au sol. L'angle peut être très légèrement adouci par la souplesse du tissu, mais il doit rester identifiable à l'œil ; dès que les coins s'arrondissent franchement, la découpe redevient une ronde dégagée.
Deux dimensions se lisent séparément : la largeur entre les deux bords verticaux et la hauteur du fond. Large et haute, la carrée reste très couvrante ; étroite et basse, elle dessine presque un rectangle vertical. Sur un vêtement tissé, l'angle est le point sensible de la construction : il tient grâce à une parementure, parfois à un petit renfort, sans quoi il bâille et perd sa netteté.
D'où vient le nom
Le nom décrit la forme : le bord trace les trois côtés visibles d'un rectangle.
À quoi cette forme convient
Deux effets s'additionnent : le fond horizontal pose une ligne nette en travers du buste, et les bords verticaux rappellent l'aplomb des épaules. L'ensemble structure le haut de la silhouette et lui donne un cadre géométrique, là où la ronde reste neutre et le V franchement directionnel.
On la rencontre beaucoup sur les robes d'été, les hauts en maille à bretelles larges, les corsages ajustés, ainsi que sur les robes de coupe empire, où le cadre carré répond à la couture haute placée sous le buste. Le registre suit la matière : simple en maille, habillé en tissu structuré.
Avec quoi le porter
Le cadre appelle peu de bijoux : un pendentif court se centre dans le fond, alors qu'un sautoir long sort du cadre et brouille la géométrie. Comme les bords verticaux tombent à l'aplomb des épaules, les bretelles de sous-vêtement restent le plus souvent couvertes, sauf sur les versions très larges.
Une veste portée ouverte prolonge bien les deux verticales ; fermée, elle masque les angles et donc tout l'intérêt de la découpe.