Comment le reconnaître
Le carreau est la superposition de deux rayures à angle droit : une série de bandes verticales, une série de bandes horizontales, et le motif apparaît à leurs croisements. Là où deux bandes se superposent, la couleur se renforce ; entre elles, la surface reste claire. On lit donc une grille de lignes et de cases dont la régularité est le premier repère.
La famille des carreaux est large et se classe par la complexité de la grille : simple quadrillage à deux couleurs, carreaux à lignes d'épaisseurs alternées, ou grilles plus savantes comme le tartan et le Prince-de-Galles, qui sont des carreaux particuliers. L'échelle va du micro-carreau qui se lit comme un ton de loin au grand carreau qui occupe la largeur d'une main et structure toute la pièce.
À quoi cette forme convient
La grille découpe la surface en lignes horizontales et verticales qui s'équilibrent : le carreau ne pousse donc pas le regard dans une direction comme la rayure, il pose un quadrillage stable. Un petit carreau à faible contraste se comporte presque comme un uni animé ; un grand carreau très contrasté devient le sujet et doit être coupé avec soin pour que la grille se raccorde aux coutures.
Son registre va du champêtre au classique selon la grille : le petit carreau coloré est campagnard, le fin carreau gris ou bleu de costume est sobre et urbain. C'est un motif très lisible, mais sa grille régulière rend les décalages d'alignement immédiatement visibles, surtout sur les grandes cases.
Avec quoi le porter
Un fin carreau sur une chemise ou un pantalon tailleur reste discret ; un grand carreau sur une jupe trapèze ou une robe chemise s'affirme. On associe un carreau à un uni plutôt qu'à un second carreau de même échelle, et on le laisse seul maître de la tenue quand ses cases sont grandes.