Comment le reconnaître
La rayure est le plus simple des motifs géométriques : des bandes droites, parallèles, qui se répètent à intervalle constant. Deux paramètres suffisent à la décrire, la largeur des bandes et leur orientation. Des bandes fines et rapprochées se lisent de loin comme une teinte moyenne ; des bandes larges restent des bandes à n'importe quelle distance et deviennent le sujet de la pièce.
L'orientation est le vrai critère. Verticale, la rayure accompagne la hauteur et donne une ligne montante ; horizontale, elle souligne la largeur et marque les niveaux du corps où elle passe ; oblique, elle introduit une diagonale qui dynamise la surface. Un même tissu rayé change donc d'effet selon le sens dans lequel il est coupé, et les coutures, en changeant ce sens, créent des ruptures visibles dans l'alignement des bandes.
À quoi cette forme convient
Parce que l'œil suit le sens des bandes, la rayure verticale allonge la lecture d'une pièce et la rayure horizontale l'élargit : ce sont des effets de direction du regard, pas des promesses sur le corps, et l'épaisseur des bandes compte autant que leur sens. Des bandes de valeurs proches calment le motif, des bandes très contrastées le rendent présent de loin.
C'est un motif facile à vivre, du plus classique, la fine rayure de chemise ou la marinière, au plus graphique, la large bande bicolore. Sa régularité le rend lisible et sobre, mais elle rend aussi très visible le moindre défaut d'alignement aux coutures : une rayure demande une coupe soignée pour que les bandes se répondent d'un panneau à l'autre.
Avec quoi le porter
Une jupe crayon ou un pantalon tailleur à fines rayures verticales tient le registre du bureau ; une marinière à rayures horizontales reste décontractée. On évite en général de croiser deux rayures de sens et d'échelle identiques, qui se disputent le regard ; une rayure se marie plus facilement à un uni ou à un motif d'échelle franchement différente.