Comment le reconnaître
Le léopard se lit à ses taches : non pas des ronds pleins, mais des rosettes, de petits anneaux ouverts et irréguliers, souvent faits de deux ou trois fragments sombres cernant un centre d'une teinte intermédiaire. Ces taches varient de taille et de forme et se dispersent sans grille, ce qui donne au motif son aspect organique et mouvant.
Le fond est en général chaud, du beige au fauve, et les taches brunes à noires, mais les versions de mode déclinent le motif dans toutes les couleurs. Ce qui ne change pas, c'est l'irrégularité : des taches brisées, jamais deux identiques, réparties au hasard apparent. C'est ce contraste avec la régularité d'un pois ou d'un damier qui le classe parmi les imprimés organiques.
À quoi cette forme convient
Dense, contrasté et irrégulier, le léopard est un motif fort qui occupe presque toujours le premier plan de la tenue et se lit comme un imprimé à part entière, même à petite échelle. Sa charge visuelle en fait un motif que l'on dose : une seule pièce léopard suffit en général à porter toute une tenue.
Son registre est affirmé et sort du neutre dès qu'on l'emploie, même si, par sa diffusion, il fonctionne aussi comme une sorte de neutre animé dans beaucoup de garde-robes. On l'entoure de pièces unies, le plus souvent dans les teintes du fond ou dans le noir, et on évite de lui opposer un second motif chargé.
Avec quoi le porter
Une seule pièce léopard donne le ton : un jupe midi, un chemisier ou un accessoire, le reste de la tenue restant uni. On reprend volontiers le fauve du fond dans un camel ou on tranche par du noir ; on garde un seul motif fort, sa densité suffisant largement à animer l'ensemble.