Comment le reconnaître
Le camouflage se compose de grandes taches aux bords irréguliers qui s'imbriquent sans se chevaucher, chacune bordant la suivante comme les pièces d'un puzzle. Les plages sont de plusieurs valeurs, trois ou quatre le plus souvent, et leurs contours sinueux évitent toute ligne droite et toute forme reconnaissable, ce qui empêche l'œil de fixer un bord net.
C'est son but même qui fait sa signature : le motif est conçu pour casser la perception des contours, d'où ses plages larges et ses transitions placées pour tromper le regard. Les versions les plus connues jouent sur des verts et des bruns, mais la mode décline le dessin dans toutes les gammes. L'échelle est en général grande, car les taches ont besoin de place pour s'imbriquer.
D'où vient le nom
Le motif vient de l'usage militaire, où l'agencement de plages irrégulières sert à fondre une silhouette dans un décor ; la mode en a repris le dessin pour son seul aspect graphique.
À quoi cette forme convient
Fait de grandes plages à valeurs multiples, le camouflage est un motif dense qui occupe tout le premier plan et se lit immédiatement comme un imprimé fort. Ses contours imbriqués, sans direction franche, répartissent le regard sur toute la surface ; en tons sourds, il se fait presque neutre animé, en tons vifs il devient franchement graphique.
Son registre est utilitaire et affirmé, hérité du treillis, du plus discret kaki au plus coloré. On le dose en une seule pièce et on l'entoure d'unis repris dans l'une de ses teintes ; comme toute grande échelle, il demande une coupe soignée pour que les plages se répondent d'un panneau à l'autre.
Avec quoi le porter
Une seule pièce suffit : un pantalon cargo, une veste ou une jupe droite, le reste de la tenue restant uni. On reprend l'un de ses tons, kaki ou brun, dans les pièces unies, et l'on évite tout autre motif chargé, la densité du camouflage occupant déjà tout l'espace visuel.