Comment le reconnaître
La manche cape n'est pas un tube : c'est un panneau arrondi, cousu sur l'épaule et sur le haut de l'emmanchure, qui descend en s'élargissant et reste ouvert tout du long sous le bras. Le bras passe donc dessous et non dedans, et on le voit ressortir par le bas du pan au moindre geste.
Trois signes la confirment. Le bord inférieur est large, souvent plus large que la hauteur de la manche, et dessine une courbe régulière. Il n'y a ni bande de serrage ni couture sous le bras. Et la longueur descend au moins jusqu'au coude, parfois jusqu'au poignet, ce qui la sépare des petites manches évasées courtes.
D'où vient le nom
Le nom vient de la cape, ce vêtement sans manches qui recouvre les épaules : la manche en reprend le principe à échelle réduite, un pan libre posé sur le bras.
À quoi cette forme convient
La ligne obtenue est fluide et verticale : le pan descend sans marquer le bras, ce qui crée une colonne de tissu de l'épaule au bord. Elle couvre le haut du bras tout en laissant l'air circuler, et donne du mouvement dès que la personne qui la porte se déplace. Comme l'ampleur se situe loin du corps, elle élargit modérément les épaules mais allonge l'ensemble de la silhouette.
Le registre est habillé ou sophistiqué : robe de cocktail, blouse de cérémonie, haut à pans. Elle ne structure rien, donc elle demande un tissu qui tombe bien plutôt qu'un tissu raide, sous peine de rester écartée du corps en permanence.
Avec quoi le porter
Le pan gêne tout ce qui s'accroche à l'épaule : les sacs à bandoulière glissent le long du tissu, un sac tenu à la main ou porté en travers du buste convient mieux. Il interdit aussi la superposition d'une veste, qui écrase le panneau et le marque sur toute sa courbe.
Avec un bas étroit — jupe crayon ou pantalon tailleur droit — le contraste fonctionne immédiatement ; avec un bas également très ample, la silhouette perd sa taille, qu'il faut alors marquer par une ceinture.