Comment le reconnaître
Bras le long du corps, la chauve-souris se voit à peine : c'est en écartant le bras qu'apparaît son signe, une grande voile de tissu tendue entre l'avant-bras et le flanc. L'emmanchure, l'ouverture par laquelle passe le bras, n'est pas un arc posé à l'épaule mais une fente qui plonge très bas, parfois jusqu'au niveau de la taille.
Le deuxième repère est le contraste des largeurs : immense en haut, la manche se termine par un bas étroit, souvent élastiqué ou en bord-côte, qui ramasse tout le tissu d'un coup. Vue de face, la pièce dessine un triangle inversé ou un losange, et des plis en diagonale partent de la taille vers le poignet.
D'où vient le nom
Le nom est descriptif : bras tendus, la membrane de tissu tirée entre le flanc et le poignet évoque l'aile d'une chauve-souris.
À quoi cette forme convient
La ligne obtenue est très horizontale en haut et très étroite en bas : elle élargit visuellement les épaules, allège la taille par contraste et attire le regard sur le point le plus serré, le poignet. Elle équilibre une silhouette dont les hanches paraissent plus larges que les épaules. Comme l'ampleur vit au niveau des côtes et non autour du bras, elle laisse les bras entièrement libres.
Côté registre, c'est une manche de maille et de pièces souples : pull, robe en jersey, blouse fluide. Elle appartient à un vestiaire décontracté ou à une élégance sans structure, et cohabite mal avec une épaule rigide de veste de tailleur.
Avec quoi le porter
Le volume impose un bas net, sinon la silhouette se perd : pantalon cigarette, jean slim ou jupe crayon rétablissent une verticale. Rentrer la pièce dans la ceinture, ou choisir une version qui s'arrête à la taille, restitue une limite visible entre le haut et le bas.
Impossible de la glisser sous une veste : on superpose plutôt un manteau ample par-dessus, ou on la porte seule. Les sacs à bandoulière longue passent sous le volume ; un sac tenu au creux du coude est gêné par la poche de tissu, qui se chiffonne.