Comment le reconnaître
Le tie and dye se reconnaît à ses transitions floues : la couleur passe progressivement d'une valeur à l'autre, sans contour net, et dessine des auréoles, des rayons ou des halos selon la façon dont le tissu a été noué avant teinture. Il n'y a ni motif figuratif ni grille, seulement des zones de couleur qui se fondent les unes dans les autres.
Les figures les plus courantes sont la spirale, qui tourne autour d'un centre, les anneaux concentriques nés d'un point noué, et les plis obliques qui zèbrent la surface de bandes dégradées. Chaque pièce est unique, puisque le dessin dépend du nouage. C'est ce fondu continu et irrégulier, sans arête, qui distingue le tie and dye de tout motif à bords nets.
À quoi cette forme convient
Ses fondus sans contour donnent un motif mouvant et un peu hypnotique, qui n'impose aucune direction franche au regard mais l'attire vers les centres d'auréole. Selon l'intensité du dégradé, il va du très doux, deux valeurs proches qui se fondent, au très marqué, couleurs vives et contrastées qui tournent autour d'un centre.
Son registre est décontracté et estival, hérité de la teinture artisanale, du plus doux camaïeu au plus éclatant multicolore. Chaque pièce étant unique, les raccords n'existent pas comme sur un motif répété ; en revanche, un dégradé très contrasté devient vite le sujet de la tenue et demande des pièces unies autour de lui.
Avec quoi le porter
Un tie and dye doux et ton sur ton se glisse partout, sur un robe pull ou un jean droit délavé ; un dégradé vif sur une robe d'été ou un jupe longue s'affirme. On l'entoure d'unis repris dans l'une de ses teintes et on garde un seul motif fort par tenue quand le dégradé est contrasté.